J’ai testé pour vous le yoga urbain

J’ai testé mon expérience à partir du livre d’Amiena Zylla:  Le yoga urbain dans lequel elle écrit: ” Ta ville est ton studio de yoga”.

Lorsque j’ai découvert le livre d’Amiena Zylla: Le yoga urbain, j’ai été intriguée, car pour moi, peu importe l’endroit où il se pratique.

Les asanas (postures) et les énergies qu’elles réveillent en nous, selon moi, ne changent pas selon l’endroit où on les pratique.

J’ai ainsi trouvé le titre plutôt accrocheur, et gardant en mémoire le souvenir des danses urbaines, j’ai eu la curiosité de découvrir en quoi consistait au juste le “yoga urbain”, même si le titre en lui-même est suffisamment explicite.

J’ai, donc ouvert le livre, je l’ai lu et me suis prêtée au jeu dans sa mise en pratique….

Photo de Sabine Desprats Bologna

J’ai trouvé l’expérience plutôt fun, et j’ai aimé le dynamisme qu’elle m’a procurée. C’était une véritable séance de yoga d’une heure, mais le fait d’être à l’extérieur, en ville, m’a donné l’impression d’un jeu même si je suis restée très concentrée durant toutes les asanas.

Le concept du yoga urbain:

Peut-être que le titre vous interpelle autant qu’il m’a interpellé?

Le yoga urbain, qu’est-ce au juste?

Selon l’auteure du livre, Amiena Zylla, à travers le yoga urbain, on essaye d’adapter les principes du yoga à notre propre style de vie. Par exemple pour l’alimentation, on choisit les aliments qui nous conviennent. On n’est pas obligé de manger à la façons des yogis.

” Je ne me suis pas adaptée au yoga, mais plutôt je l’ai adapté à mes besoins. Voilà ce que c’est que le yoga urbain”.

Amiena Zylaa, auteure du livre “le yoga urbain”

Pour la pratique, on utilise l’environnement urbain comme source d’énergie pour la pratique; par exemple le “bruit” est perçu comme une musique énergisante (c’est un peu le cas pour le Natha yoga aussi). De même que le mobilier urbain tels que les bancs, les marches d’escaliers, les murs sont utilisés pour réaliser les posture, c’est ce qui donne au yoga urbain son côté ludique. A l’instar du yoga Iyengar qui utilise du matériel pour obtenir des postures “parfaites”, le mobilier urbain que l’on utilise facilite la réalisation des asanas.

Par exemple on peut utiliser un mur pour faire une variante de la posture du chat ou encore un escalier pour la posture du chien tête en haut.

Variante de la posture du chat dans le yoga urbain

Photo de Sabine Desprats Bologna

Variante de la posture du chien tête en haut dans le yoga urbain:

Photo de Sabine Desprats Bologna

“Tu adaptes le yoga à toi et tes besoins et tu savoures également la liberté de transformer toute ta ville en lieu de pratique”.

Amiena Zylla, auteure du livre:” le yoga urbain”.

A travers son concept et son approche du yoga urbain, Amiena Zylla cherche à sortir de l’approche “traditionnelle” du yoga pour en faire quelque chose d’ancré dans le monde d’aujourd’hui.

Chronique du livre “Le yoga urbain”

Le livre d’Amiena Zylla

Chapitre 1: ” réapprivoiser ” la ville et notre environnement urbain.

L’auteure nous explique comment faire de la ville un lieu source d’énergie, d’ouverture au monde extérieur et aux autres.

Elle préconise d’ utiliser  l’énergie de la ville à travers la pratique urbaine du yoga pour se sentir mieux avec soi et avec les autres.

” Il ne s’agit pas seulement des asanas, mais d’une vie consciente en ville. Et c’est avec les sens qu’on peut faire un voyage (de yoga) à travers la ville”

Amiena Zylla.

Ainsi, elle donne l’idée de pratiquer quelques exercices très simples à mettre en pratique pour développer nos sens. Ces exercices sont à pratiquer durant une semaine. Par exemple:

  • découvrir sa ville pour mieux se découvrir.

Sentir: fermer les yeux et ressentir pour mieux conscientiser.

Photo de Sabine Desprats Bologna

  • Toucher des objets urbains en conscience.
  • Regarder.
  • Sentir.
  • Sourire

Phto de Sabine Desprats Bologna

  • Une journée sans téléphone pour être plus attentif aux autres.
  • Entendre: “chaque ville a sa propre musique” Amiena Zylla.
  • Se détendre, prendre soin de soi.
  • Communiquer, par exemple, commencer une conversation avec un inconnu ou faire plaisir avec quelqu’un que l’on ne connait pas.

Chapitre 2: les postures de yoga urbain.

Je n’ai pas réalisé les mêmes postures que celles du livre, j’en ai choisi d’autres qui me correspondaient plus.

En voici quelques unes:

  • La posture du singe:

    Photo de Sabine Desprats Bologna

    J’en ai fait une variante en posant mon pied sur une marche. Au niveau énergétique, c’est un peu moins puissant que lorsque le pied est au sol.

  • La posture du chien tête en haut:

    Photo de Sabine Desprats Bologna

    Lorsque l’on pose les mains sur une marche, c’est plus doux pour les lombaires (mais c’est aussi moins efficace pour stimuler le chakra de la base). C’est intéressant cette variante si on souffre des lombaires.

  • La posture du guerrier

    Photo de Sabine Desprats Bologna

    Là aussi j’en ai fait une variante en posant le pied sur une murette.

  • Variante de la posture de l’arbre

    Photo de Sabine Desprats Bologna

    C’est une variante un peu originale avec les mains jointes dans le dos.

Variante de la posture des guetteurs:

Photo de Sabine Desprats Bologna

Sur la photo, je fais la variante sur les mains avec les bras tendus; je décolle un pied pour stimuler l’énergie un peu plus. Normalement pour la posture des guetteurs, on est sur les coudes bien serrés, ou bien sur les mains avec les bras très fléchis.

  • Variante des postures ” chien tête en bas” (à gauche) et “chameau” (à droite).

    Photo de Sabine Desprats Bologna

    J’ai choisi la variante du chameau avec le bras en extension, de même que pour le chien tête en bas, l’extension de la jambe.

  • Variante de la posture des triangles.

    Photo de Sabine Desprats Bologna

    En milieu urbain, l’utilisation d’un mur pour cette famille de postures est très ludique!

  • La posture de la montagne

    Photo de Sabine Desprats Bologna

    Je suis de dos, mais face à la Garonne (que j’adore). Je ferme les yeux; c’st une posture très intéressante pour mieux ressentir les éléments qui nous entourent.

  • Posture de la jonction pieds mains avec une variante (la jambe en élévation).

Photo de Sabine Desprats Bologna

Variante de la posture du danseur céleste (à gauche).

Photo de Sabine Desprats Bologna

Ma critique au sujet du livre

Les points négatifs:

Je trouve son approche un peu légère sur ce qu’est l’essence même du yoga.

Elle veut nous y amener à travers la pratique, mais l’expérimentation peut nous y conduire seulement si on a déjà une certaine pratique (à mon avis).

Les points positifs:

  • Je trouve chouette d’utiliser l’environnement urbain extérieur comme lieu de pratique, car cela nous permet de sortir du “cadre”.
  • Cela reste une façon originale de rejoindre la finalité du yoga, même si on la ressent mieux après une certaine pratique:
  1. On est obligé d’avoir une prise de conscience sur ce qui nous habite en nous-mêmes. C’est donc super pour faire ce travail d’introspection .
  2. L’adaptation des asanas en milieu urbain est très ludique et tonifiante.
  3. Cette approche du yoga urbain donne la possibilité de pratiquer le yoga n’importe où, n’importe quand.
  4. La pratique du yoga urbain permet de conscientiser l’architecture, les habitants, la nature d’une autre façon et nous aide à changer notre regard sur nous-mêmes et sur notre quotidien.

Petite remarque personnelle:

Cette pratique urbaine s’applique au yoga mais s’applique déjà à la danse (danses urbaines), on peut la transposer à beaucoup d’autres disciplines: le pilates pourquoi pas, le renforcement musculaire avec le poids du corps, l’entraînement fonctionnel…

Mon ressenti à travers cette expérience du yoga urbain:

  • J’ai vécu une expérience très énergisante et stimulante, qui après une séance d’une heure m’a procuré beaucoup de détente et de bien-être.
  • C’était pour moi un défi: celui de sortir de ma zone de confort, c’est à dire de mon espace de pratique habituel pour m’exposer au grand jour.
  • J’ai ressenti un grand sentiment d’ouverture au monde et de liberté (plus intense qu’en studio).
  • Je trouve que c’est un bon exercice pour se libérer du regard des autres et aussi de notre “ego”.
  • Je me suis immergée dans la pratique en savourant un environnement plein de vie.
  • Cette expérience m’a mise en “éveil”: à la fin de ma pratique, j’étais beaucoup plus attentive aux choses et aux êtres. C’est vrai que je me sentais beaucoup plus “appartenir” à la ville.
  • J’ai appliqué le défi de regarder et de sentir. J’étais face à la Garonne, l’air marin était très présent, l’odeur iodée. Ce jour là, il faisait froid et humide, l’odeur des pierres sur les murs très pénétrante.

Je n’ai pas appliqué tous les défis et propositions suggérés dans le livre, mais j’en ai réalisé quelques uns.

Je tiens à remercier la photographe Sabine Desprats Bologna pour son magnifique travail et ses belles prise de vue. Pour la découvrir, cliquez ici

 

 

 

 

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